Dites adieu à l’odeur d’urine dans les ruelles, et bonjour aux fleurs : des urinoirs qui font pousser des fleurs grâce au pipi, débarquent à Paris ! – DEMOTIVATEUR

C’est une invention géniale, tout droit venue du futur, qui est en train d’être installée et expérimentée à Paris, plus précisément aux alentours de la Gare de Lyon.

L’Uritrottoir, inventé par la société Nantaise Faltazi, est une solution un peu folle (mais fonctionnelle) pour faire baisser les nuisances olfactives de certains quartiers festifs des grandes villes.

Tout le monde est déjà passé près d’une ruelle, un matin, et a senti une odeur déplaisante d’urine montant avec la chaleur du jour jusqu’à agresser violemment ses narines. Dégoûtant, certes. Cependant, qui n’a jamais commis cette petite incivilité un soir de beuverie, lorsque, la bière aidant, on oublie bien vite nos belles manières pour aller se soulager dans un coin sans la moindre vergogne ?

Bref, vous l’aurez compris, le pipi de rue est une activité extrêmement commune (ça arrive aussi à des gens très bien, si si) et qui trouve difficilement une alternative. En effet, les toilettes publiques sont parfois rares (ou dégradées), et les commerçants et autres tauliers refusent (à raison) que le tout-venant vienne profiter des locaux qu’ils s’échinent à entretenir tous les jours, sans s’acquitter de la moindre obole.

Pour résoudre cet épineux problème, l’Uritrottoir propose une solution simple, économique, ergonomique, en un mot : futuriste ! Et tout cela s’insère sans problème au sein du mobilier urbain.

Concrètement, il s’agit d’un pot de fleurs avec un urinoir intégré. Lorsqu’on vide sa vessie dans le réceptacle, le liquide tombe directement dans un réservoir dans lequel se trouve une botte de paille. Ce matériau présente le double avantage d’anéantir totalement les odeurs d’urine, et de se dégrader pour finir en compost riche en carbone. L’azote contenu dans l’urine vient enrichir le mélange qui nourrit les plantes, ce qui booste leur croissance à la manière d’un fertilisant naturel !

Bref, c’est le bon vieux principe du purin utilisé en agriculture traditionnelle, mais adapté à un environnement urbain. Ça fonctionne exactement pareil, sauf que cela permet de faire pousser des bacs à géraniums en lieu et en place d’une parcelle de champ, et que l’urine d’une armée de fêtards éméchés remplace celle du troupeau de vaches.

Deux modèles vont être installés à la Gare de Lyon (Paris) d’ici fin janvier, et trois autres à Nantes, au printemps 2017. Des modèles sont également proposés pour les particuliers ou les entreprises…

NATHAN WEBER

Posted on 4 février 2017 in France, Presse

Share the Story

Back to Top