L’uritrottoir, la pissotière de rue qui fait pousser des fleurs arrive à Paris

C’est une idée révolutionnaire qui va bientôt débarquer à Paris et à Nantes. Désormais, on va pouvoir dire adieu aux «rues de la pisse» et dire bonjour aux «rues des fleurs». L’uritrottoir, pissotière intelligente, permet de faire du compost et de faire pousser des fleurs. Elle a été imaginée par une agence de design nantaise : Faltazi.

Les pipis sauvages sont un véritable calvaire pour les villes. A Paris, on les connait, ces endroits prisés des gens beurrés comme des p’tits LU les jeudi, vendredi ou samedi soirs. Si ce sujet du pipi des rues peut prêter à rire, il est très sérieux. Des personnes se penchent à longueur de temps sur cet épineux problème pour chercher des solutions à ce fléau qui dégrade et coûte très cher à la collectivité en nettoyage. Faltazi, une agence de design nantaise, s’est penchée sur la question et a conçu l’uritrottoir.

Un urinoir sec de rue qui produit du compost

L’uritrottoir ressemble à une jardinière et permet de se soulager tout en créant du compost. Comment ? L’uritrottoir est composé de deux bacs. L’un, en dessous, contient de la matière sèche et l’autre, au-dessus, contient une jardinière. Le passant urine entre ces deux bacs, l’urine est alors stockée dans un lit de matière sèche. Cette matière, ramassée régulièrement par une société, sera transformée en compost et pourra être réutilisée pour faire pousser de jolies fleurs dans le bac supérieur. C’est scientifique : le carbone présent dans la paille associé à l’azote de l’urine fait du compost, utilisable pour jardiner ou pour les agriculteurs.

Deux uritrottoirs en test à Paris à la fin du mois de décembre

Cette question très sérieuse – même si on doit avouer que ça nous fait sourire – a déjà fait des heureux. Deux uritrottoirs seront installés à Paris, Gare de Lyon à la fin du mois de décembre et trois seront posés pour une phase d’expérimentation au printemps, à Nantes. L’agence de design Faltazi a mené pour cela une étude touristique des lieux à pipis à Nantes. Ça ne va pas être facile de choisir… Comble du chic, l’uritrottoir sera connecté, ce qui permettra à la société en charge de le vider d’être toujours prévenu avant les débordements.

Reste une question, non moins épineuse : quid des pipis féminins qui nécessiteraient une cabine ? L’histoire ne dit pas si Faltazi est déjà en train de réfléchir au problème… À suivre

AURIANE HAMON

Posted on 14 décembre 2016 in France, Presse

Share the Story

Back to Top