Premier « Uritrottoir » au coin de la rue – PRESSE OCÉAN

Une solution testée pour limiter les problèmes liés aux pipis sauvages dans le centre-ville
Le premier Uritrottoir a fait son apparition dans les rues de Nantes hier matin. Deux autres vont suivre.

L‘été, dans certains quartiers, les mauvaises odeurs sont un vrai repoussoir. Les pipis sauvages posent aussi des problèmes de propreté publique : « L’urine contient des matières qui endommagent gravement l’asphalte et les murs, même si on la nettoie régulièrement », explique Eric Bouchet, responsable de la propreté urbaine pour Nantes métropole. Pour tenter de répondre en partie à ce problème d’urine, le premier « Uritrottoir » vient d’être installé rue du Moulin, place Dulcie-September, derrière les Galeries Lafayette. « Cette expérimentation va durer jusqu’à la fin de l’année », explique Thomas Quéro (PS), élu métro-politain chargé de la logistique urbaine. L’Uritrottoir a été conçu par les designers de l’agence Faltazi. L’utilisateur urine dans une rigole, qui n’entre donc pas en contact avec les plantes au dessus. «L’Uritrottoir se compose de deux parallélépipèdes. L’un contenant une jardinière plantée, et l’autre en dessous contient de la paille ou des copeaux qui absorbent l’urine, ex-plique Laurent Lebot, designer de l’agence Faltazi. Il n’y a pas de contact entre les deux unités. L’Uritrottoir est un outil connecté puisqu’une sonde indique le niveau contenu dans le bac. » L’entreprise Wonder Cake, qui propose une solution de toilettes sèches pour les festivals, assurera la relève de la paille souillée. Hier matin, les élus de Nantes et Nantes métropole et des techniciens étaient à la recherche de deux autres lieux, en quête de « rues à pipi ». Ils s’appuient également sur le sondage en ligne réalisé par le blog Big City Life «Nous avons demandé aux internautes de classer les rues à pipi et donner les qualités d’une telle rue, indique Nico du blog. Il ressort que les ruelles mal éclairées et isolées sont les plus prisées.» La rue de la Bléterie avait notamment remporté ce triste palmarès: hier les élus et les techniciens de Nantes métropole ont donc décidé d’y installer le deuxième Uritrottoir nantais. Le troisième sera implanté rue Duvoisin, une ruelle qui longe l’église Saint-Nicolas et qui relie la rue du Calvaire et la place Félix-Fournier, en cours de réhabilitation. Coût : 3 300 euros l’unité et 7 300 euros de maintenance par an. Un premier Uritrottoir est déjà en test à Paris près de la gare de Lyon. Deux autres unités vont bientôt être installées à Locminé et à Lausanne en Suisse.

JULIE CHARRIER

Posted on 22 mai 2017 in France, Presse

Share the Story

Back to Top